Istanbul, Patriarchikè Bibliothèkè, Hagia Trias 1

11e s., parchemin, 345 × 270 mm, ff. 330. I.

 

Évangéliaire avec notation ekphonétique

1 (ff. 1-276v) Synaxaire, lectures pour les fêtes mobiles, de Pâques jusqu’au Samedi saint (Gregory, I, p. 344-363) : 1(ff. 1-44) Jean ; f. 44v blanc. 2(ff. 45-92v) Matthieu. 3(ff. 92v-116) <Marc> ; f. 116v blanc. 4(ff. 117-207v) Luc. 5(ff. 208-219v) samedis et dimanches de Carême. 6(ff. 219v-243v) Semaine sainte. 7(ff. 243v-264v) évangiles des saintes passions ; 8(ff. 264v-276v) heures du Vendredi saint, lectures pour l’office du soir du Vendredi saint et évangiles du Samedi saint.

2 (ff. 277-321) Ménologe, lectures pour les fêtes fixes (Gregory, I, p. 365-384).

3 Pièces annexes : 1(ff. 321-322v) Lectures des évangiles pour diverses circonstances : Εὐαγγέλια ἀναγιγνωσκόμενα εἰς διαφόρους μνήμας καί λιτάς (Gregory, I, p. 384-386, avec quelques différences, notamment dans l’ordre). 2(ff. 323-329v) les onze eôthina (Gregory, I, p. 364).

 

Matière. Parchemin de qualité moyenne. — (f. I) papier filigrané à vergeures fines. Vergeures horizontales (23 mm par groupe de 20) ; fils de chaîne écartés de 35 mm. Filigrane : ancre dans un cercle surmonté d’une étoile, sans équivalent dans les répertoires (le motif le moins éloigné est Sosower Ancre 22 [a. 1542]). — État de conservation relativement bon. Sur la fin du volume, angle supérieur externe un peu abîmé, sans que cela affecte la lisibilité du texte. Quelques folios renforcés avec des languettes de papier (même papier que la garde finale).

Foliotation. Dans l’angle supérieur externe, foliotation moderne (années 2000 ?), à la mine de plomb, de dizaine en dizaine, avec plusieurs erreurs. Nouvelle foliotation intégrale à la mine de plomb faite en 2011, de 1 à 330 et garde finale I.

Cahiers. 43 cahiers : 5 × 8 (1-40). 1 × 4 (41-44). 14 × 8 (45-156). 1 × 6 + 1 (157-163 : en seconde position un f. supplémentaire, f. 158). 1 × 6 + 2 (164-171 : ternion [ff. 165-170] avec ajout d’1 f. au début et à la fin). 4 × 8 (172-203). 1 × 4 (204-207). 8 × 8 (208-271). 1 × 6 - 1 (272-276 : dernier f. coupé). 6 × 8 (277-324). 1 × 8 – 2 (325-330 : 2 derniers f. coupés).

Signatures. De la main du copiste, dans l’angle inférieur interne du premier recto et du dernier verso, de αʹ (f. 1) à μγʹ (f. 325).

Réglure. Leroy – Sautel 36C2f.

Mise en page.  2 colonnes, 23 lignes, surface écrite 236 × 72-73 mm par colonne, entrecol. 23-24 mm.

Écriture. Un seul copiste, avec une élégante écriture de type Perlschrift, suspendue à la ligne. — Encre brune. Les indications ekphonétiques sont à l’encre de rubrication carmin tirant sur le violet-brun. Les titres sont tracés à l’encre de rubrication carmin tirant sur le violet et repassés à l’encre dorée. Même procédé pour le rappel des dates liturgiques dans la marge supérieure, ainsi que pour les renvois des péricopes qui ne sont pas copiées.

Décoration.  Au début des principales parties, ornementation polychrome soignée (bleu, vert, carmin, or), dans le style Blütenblat : pylai (ff. 1, 45, 117 et 277) et bandeaux (ff. 243v, 232v, 234, 287, 296, 305, 307v, 309, 310v, 315, 316v, 323). Initiales polychromes ornées, très soignées.

Annotations. Tout au long du volume, annotations de plusieurs mains, très majoritairement de nature liturgique. Par exemple, une main du 14e ou du 15e s. indique très régulièrement les modes musicaux, dans la marge supérieure, à l’encre vermillon, au niveau du dimanche et pour toute la semaine. F. 329v, par une main du 15e s. (?), note sur les évangiles qu’il convient de lire selon les périodes de l’année (voir aussi des notes similaires aux ff. 34 et 313, 329v et 330).

Reliure.  De technique byzantine, datable du 16e s. (d’après le filigrane des folios de garde). Ais de bois d’une épaisseur de 90 mm, mesurant 354 × 250 mm, fixés au volume par cinq attaches. Dos plat. Tranchefile carmin et verte en tête. Couvrure de tissu (qui subsiste uniquement sur le plat inférieur) à motifs de grosses fleurs sur fond en damier, violet et doré. Traces de deux fermoirs sur la hauteur : sur le plat supérieur, un piton métallique (et l’emplacement d’un second). Sur le plat inférieur, deux attaches de trois trous avec les restes de trois lanières de fil de coton : vert, carmin (comme la tranchefile), jaune et gris foncé. Renfort de toile grise sur le dos et une partie des plats. Très mauvais état : ais supérieur privé de sa couvrure, brisé en deux parties dans le sens de la hauteur.

Histoire. Le manuscrit a reçu sa reliure actuelle au 16e siècle. Il ne porte aucune indication explicite permettant de dater son arrivée au monastère de la Sainte-Trinité.

Bibliographie. Aland l 770 —  Tsakopoulos p. 1, n° 1 — Leroy – Sautel p. 196.