Timoni, Alexandre (vers 1841-1842)

Vers 1841-1842 (?)

Auteur d’ouvrages de littérature et d’érudition, en particulier levantine, Alexandre Timoni décrit dans ses Nouvelles promenades dans le Bosphore ou meditations bosphoriques, texte publié en 1844, ses impressions des Iles des princes en insistant sur la beauté des paysages ainsi que sur les informations historiques concernant les lieux et institutions qu’il visite. Son passage à la Sainte Trinité de Chalki coincide avec une époque de déclin de ce monastère, ravagé par un incendie en 1821, et peu avant sa reconstruction en 1844 par le patriarche Germain IV pour abriter l’Ecole théologique du patriarcat. Timoni meurt à Paris en 1856.

Texte:  A. Timoni, Nouvelles promenades dans le Bosphore ou meditations bosphoriques. Ouvrage historique, archéologique, politique, descriptif et moral. Suivi d’un Appendice et d’un chapitre du Tableau Synoptique des Littératures des langues les plus remarquables tant anciennes que modernes,tome II, Constantinople, 1844, p. 340-380.

L’île de Térévinthos (...) Arrivé à Térébinthe vulgairement dite Andirovithos, j’examinai les debris d’une ancienne habitation et d’autres edifices qui y existaient anciennement. Ces ruines se trouvent dans la partie occidentale de l’île, tout près de la mer. Elles consistent en murailles bâties de briques et de pierres. Non bien loin de là, vers l’orient, je remarquai les fondements d’un monastère élevé par Théodose, Patriarche de Constantinople. Saint Ignace, autre Patriarche de Constantinople, et Constantin, fils de Romain Lécapène, furent exilés dans cette île. Ce fut ce même Constantin qui succéda à Jean Zimiscès avec son frère Basile le jeune et régna depuis l’an 975 jusqu’à l’année 1025. Après la mort de son frère, il occupa encore trois ans le trône. Il eut pour succésseur Romain Argyropule. Cet îlot n’est plus habité que par des lapins que quelque chasseur va rarement débusquer de leurs trous (…)
L’île de Prinkipos (…) Cette île doit son nom à diverses reines, princesses et autres femmes illustres qui y furent trasportées après avoir essuyé différents malheurs, et y coulèrent le reste de leur vie dans un monastère de femmes qui y était situé. Ce monastère, d’après le moine Georges Cédrénus auteur d’annales assez estimées, a été bâti par l’Empereur Justin et reconstruit par la reine Irène, qui a été exilée par l’usurpateur Nicéphore, et enterrée dans ce même monastère. Cette île doit son nom à cette reine . Là, fut aussi exilée avec ses enfants Anne Curopalate, mère des Comnènes, par Michel Ducas. C’est là enfin que plusieurs femmes illustres de Constantinople, après avoir embrassé l’ordre religieux, coulèrent des jours tranquilles loin des vains bruits du monde. Maintenant, il n’existe de ce célèbre Monastère que quelques débris qu’on découvre à peine sur le rivage oriental de l’île, dans l’endroit connu sous le nom des Camares. Ce sont de vieux murs non loin desquels on rencontre quelques fragmens en marbre.
On voit en outre, comme je l’ai déjà dit, dans cette île qui surpasse par son étendue toutes celles qui l’environnent (elle a suivant Mélétius un périmetre de 60 stades) les restes de trois tours. Les fondemens de la première s’élevaient dans la partie septentrionale de l’île, dans l’endroit connu encore sous le nom de Pirghos (tour). Je les ai vainement cherchés. Les ruines de la seconde sont situés dans l’endroit nommé par les habitants to Kato Pighadi (le puits d’en bas), et les débris de la troisième gisent non loin du monastère des religieuses dont nous avons fait mention plus haut, endroit où était situé l’ancien village de l’île, et qu’on nomme maintenant lutra (bains). Le célèbre Sestini parle de ces dernières ruines ; mais il avoue qu’il n’en sait rien de positif. Osservai, dit-il, alcuni avanzi di fabbriche antiche, luogo detto i Bagni i quali consistevano in un edifizio di figura rotonda, construtto da mattoni et con pietre dell’isola stessa, formando dentro un piccolo teatro, il di cui diametro potra essere di braccia 10, mantenendo tutta la sua rotondità, con mura ben forta e grosse, avendo dalla parte che guarda il levante une vasca servendo come di fontana. Io per verità non saprei che pensare di un tal edifizio, credendo forse che avresse potuto servire per qualche conserva e ricettacolo d’acque, mentre più vicino al mare ben si scorgono altri avanzi di fabbrica, che danno tutta l’apparenza di stufe e bagni, dove veniva dell’acqua, e della quale ancora si vedono i passaggi, il che è degno di ammirarsi, essendo quest’edifizio opera dell’Imperatori Greci, etc. Mr Charles Pertusier en parle vaguement. Cependant Nicéphore Grégoras, auteur d’une histoire qui contient en onze livres ce qui s’est passé depuis l’an 1204 jusqu’à l’an 1341, nous apprend que tant cers dernières ruines que les précédentes, appartenaient à des touirs fabriqués par Alexis Apochavchos, qui dirigeait le royaume selon son bon plaisir après la mort d’Andronic le Jeune.
L’Empereur Justin bâtit à Prinkipos un palais .
Il y a dans l’île trois monastères dont les environs servent quelquefois de promenade. Je commençai par visiter celui de Saint Nicolas, où je ne trouvai rien de remarquable. J’eus pourtant le plaisir de lire sur un morceau de marbre, tout près de la porte de l’Église, la plus grande partie d’une inscription citée par Sestini, voici tout ce qu’on y voit maintenant.
ΙΑΚΙΤΕ ΘΕ
ΟΦΙΛΟΣ ΠΙΣ
ΤΟΣ=ΟΣ ΕΝ
ΦΡΑΣΙΟΝ ΤΡ
ΟΑΔΕΟΣ Μ
ΟΚΤΩΒΡΣΙΓΣ
ΗΒΙΝΔΣΗ
Je me rendis ensuite au couvent de St George situé sur le sommet de la plus haute montagne de l’île. On y envoie de Constantinople et des environs un certain nombre de fous, soit à cause de la salubrité de l’air, soit pour se débarrasser de ces hôtes incommodes, soit à cause de la confiance des Grecs en ce saint. Mais livrés bien souvent aux caprices et à la cruauté de quelque moine atrabilaire, ces malheureux sont traités de manière à faire rougir le front des parents inhumains qui, informés de la brutalité du bourreau, ne laissent pas de lui confier ces victimes innocentes. Là, je vis, entre autres, un petit vieillard d’environ 55 ans qui tantôt se croyait roi du nouveau monde, et tantôt, rabattant de ses prétentions, se contentait du sceptre de la Grèce, et tantôt, s’emparant d’un sceptre plus agréable à porter, se disait le fils brillant de Cithérée, le petit Cupidon. Du reste, ce malheureux, qui avait la plus grande opinion de lui-même, ne manquait ni d’esprit naturel ni de connaissances. On va en juger par la réponse qu’il fit à une demande que je lui adressai. J’ai toujours entendu raconter, lui dis-je, que le fils de Vénus est un charmant enfant qui fait surtout les délices du beau sexe, qui tient un carquois et des flèches qui s’émoussent rarement contre l’airain des cœurs les plus endurcis ; comment se fait-il donc qu’il se présente à ma vue sous l’aspect d’un petit vieillard qui n’a d’autres armes pour triompher des cœurs que des cheveux blancs et des rides ? La réponse serait embarrassante même pour un sage ; cependant Sa Majesté de me répondre vivement : et ne savez-vous pas que l’Amour change souvent de forme ? Cependant sa sagacité fit faux bond devant un autre assaut. S’étant plaint de certains polissons qui le tourmentaient, et ayant dit ils veulent faire de nous des fous ;
[349] hélas ! lui répondis-je, quelquefois ils ne réussissent que trop. J’attendis vainement sa réplique.
Au midi de ce couvent, près de plusieurs blocs de pierre, il y a quelques murs souterrains, affectant la forme des cavernes.
Je quittai ce monastère assez semblable par sa position à l’aile de l’aigle, et je pris le chemin qui conduit au troisième nommé Christos.
Les caloyers ou moines de ce monastère sont, comme ceux des autres couvens des îles des Princes, de véritables Ignorantins. Ils prétendent que le tombeau d’Irène se trouve sous l’ancien cyprès qu’on observe hors de la porte du couvent dont ils attribuent la fondation à cette Impératrice. Le fait est que cette tombe était située à quelques miles de distance du monastère de Christos dans le couvent dont j’ai déjà fait mention au commencement de cette Méditation. Il est vrai pourtant que l’Église de la Transfiguration du Christ, qui a été reconstruite vers l’an 1597, est plus ancienne que les deux précédentes.
Vainement je cherchai quelque signe qui m’indiquât la tombe de l’Impératrice Irène ; quoiqu’elle ait été épargnée par les conquérans de Constantinople, il n’en reste plus de traces.
Non loin de l’Église de Christos, au milieu d’une vigne, je vis deux débris de fûts de colonnes dont l’un est en marbre et l’autre me parut de loin de porphyre ; sa position ne me permit pas d’en approcher pour vérifier cela. Il n’y a quelques années qu’on les déterra. Ce sont probablement les restes du palais ou maison de campagne de Justin (…)
Ile de Halki (Heybeli Ada) (…) Sur le sommet d’une montagne située au sud-ouest de l’île, il existe un monastère appelé Panayà (la Ste Vierge) bâti par l’Empereur Jean Paléologue en l’honneur de St Jean Baptiste, ainsi qu’une autre petite Église de la Mère de Dieu unie à celle de St Jean, et qui fut construite par Marie Comnène, épouse de ce Prince. Ce monastère, qui fut la proie des flammes (excepté la petite Église de la Mère de Dieu) après la prise de Constantinople, a été réparé ou reconstruit par le fameux Panayotaki Nicosius. Constantius assure avoir lu sur la vieille porte du monastère une inscription grecque dont nous donnerons ici une traduction exacte. La voici :
Le Conseiller de Sa Majesté Impériale Panajoti, rebâtissant avec éclat ce monastère consumé par les flammes, a rempli son devoir et accompli son vœu fait au Dieu Sauveur.
Le même écrivain dit avoir trouvé l’an 1785 sur les ruines de l’ancienne Église de St Jean Baptiste quatre blocs de marbre avec de grandes lettres qui formaient une inscription grecque placée jadis sur le vestibule du temple.
Et voici la traduction littérale :
Jean Paléologue, Roi fidèle et autocrate en J. C. des Grecs.
Malgré nos recherches, nous ne pûmes découvrir le marbre sus-énoncé ; mais nous trouvâmes dans les environs de ce monastère une médaille qui porte le nom de cet Empereur.
Ce monastère fut encore réparé en l’an 1787 par la famille des Ipsilanti, à l’exception de l’Église de la Mère de Dieu.
Derrière ce couvent, s’étend un espace fort pittoresque planté d’oliviers et plus bas, un potager qui arrive jusque près du rivage (…)
Entré dans l’Église bâtie anciennement par J. Paléologue je vis quelques images curieuses que Sestini dit avoir trouvées dans l’Église plus moderne qui est à côté, et, entre autres, celle d’un ermite nommé Onuphre, qui porte une barbe laquelle lui descend jusqu’aux pieds. On m’y montra aussi une petite caisse qui contient, me dit-on, les cendres d’un ancien Patriarche nommé Cyrille.
Dans un magasin appartenant au même monastère, je remarquai quelques manuscrits grecs contenant des lithurgies et trois, entre autres, qui sont en forme de rouleaux. On me fit voir aussi dans ce même lieu quelques instruments de Physique nouvellement arrivés de France et destinés à l’usage du collège dont je parlerai plus bas ; entre autres une machine électrique, des miroirs cilyndriques, un pendule etc. Je voulus visiter une bibliothèque appartenent à ce couvent ; mais on me répondit que les clefs ne s’y trouvaient point. Du reste, un homme digne de foi m’assura qu’il n’y a rien de bien intéressant ; qu’à la vérité on y trouve environ 2000 volumes, mais que ce sont tous des ouvrages modernes.
Près de la grande porte du couvent, vers le Septentrion, je vis deux pièces de marbre sur l’un desquels on remarque un homme tenant un petit oiseau, près de lui un chien, plus loin deux autres oiseaux etc. Sur chacune de ces deux pièces on lit quelques paroles qui, étant réunies, forment l’inscription suivante.
Ὁ Λάρναξ οὗτος ῥειτοῖς δηψῶσιν ὕδωρ.

Ces deux fragmens situés près d’une citerne paraissent assez anciens.
Ce couvent a été, il y a peu d’années, changé en collège où l’on enseigne le grec littéral et moderne, l’anglais, le Français et l’italien, ainsi que diverses sciences, comme la grammaire, la rhétorique, la philosophie etc. le nombre des éciliers s’élève à 95 environ. Cette institution est certes très-utile ; mais si j’ose donner un conseil aux éphores qui en ont l’inspection, je les engagerai à examiner avec plus de soin la morale et les principes des différens précepteurs qu’ils choisissent.
Dans la partie méridionale de l’île, à peu près vis-à-vis du couvent de St George de Prinkipos, s’élèvent un autre monastère et une Église qui portent aussi le nom de St George. Deux belles allées de cyprès y conduisent du nord au midi. Près de la porte du couvent, deux platanes et un saule pleureur étendent leurs rameaux verdoyans. Non loin de là, deux peupliers, un figuier et quelques autres arbres prennent naissance aux pieds du monastère et forment un petit bois qui s’étend jusqu’à la mer… Vers la partie septentrionale de l’île, surgissent les ruines du monastère de la Ste Trinité bâti, à ce qu’on croit, par Fotius. Un incendie qui éclata, il y a environ 21 ans, en dévora la plus grande partie. Ce qui en reste semble n’avoir échappé à la fureur des flammes que pour devenir la triste victime des ravages du temps. Ce couvent portait anciennement le nom de Sion. L’église n’offre rien de remarquable, si ce n’est un immense tableau de l’enfer, qui est suspendu sur les murs extérieurs, près de la porte du temple. Il y a devant le couvent une plate-forme d’où l’on jouit d’une des vues les plus étendues et les plus agréables que l’on puisse se figurer. Vis-à-vis de moi, dans le lointain, je voyais les minarets aigus de la superbe Stamboul se dresser fièrement dans les airs. La bien-aimée du prophète, que tant de secousses ébranlèrent sans pouvoir l’altérer, semblait se promettre l’immortalité en présence de tant d’orages dont le moindre pourrait la changer en un monceau de ruines. Plus près, à droite, je suivais de l’œil une longue chaîne de montagnes verdoyantes. Encore plus près, les autres îles s’élevaient du sein des flots comme des taches vertes sur le fond bleu de la Propontide. Entre l’île de Proti et celle de Pita, le céleste flambeau, qui approchait en ce moment du terme de sa carrière, jetait magnifiquement, comme pour me consoler de l’absence prochaine de son disque, ses rayons mourans sur la surface des ondes, en forme de colonne dont le pied et la cime avaient le même diamètre. A ma gauche, les belles vignes de Halki, qui descendent jusqu’au rivage, attiraient mes regards et jetaient de la variété dans le magnifique panorama que j’avais sous les yeux. Je distinguais à travers les sommets vert-obscur des pins l’ancien couvent de la Panayia, et vers le midi quelques montagnes de Halki et une partie de l’île de Prinkipos. Entre ces deux îles, se dessinaient, dans le lointain, les montagnes audacieuses de Brousse. Mr Pouqueville confond ce monastère avec celui de St George.
Dans un petit appartement qui se trouve dans un coin de l’Église de la Trinité, je vis les restes de l’ancienne bibliothèque dont Sestini fait mention, ainsi qu’un dard que l’Ighumenos me dit exister du temps des Empereurs de Constantinople (…)
Outre les places qui s’étendent devant les couvents dont j’ai fait mention, il y a plusieurs autres promenades agréables dans cette île, les plus fameuses sont celles qu’on nomme ta platanakia et celle qui est connue sous le nom de livadhakia (…)
Quant à l’Église de St Nicolas, dont je n’ai pas encore parlé, elle se trouve dans l’intérieur du village (…)
Cette île est, selon moi, plus belle que toutes celles qui l’environnent, mais c’est surtout au printemps qu’il faut la voir (…)
Durant la dernière guerre des Russes avec les Turcs, certain nombre d’officiers et de soldats russes tombés entre les mains des derniers, ont été exilés à Halki et logés dans le couvent de la Panaya ; mais la paix étant survenue peu de temps après leur capture, ils furent bientôt mis en liberté (…)
Ile de Pita ou Pitys (…)
Ile d’Antigone (…) Sur le sommet de la montagne de l’île, j’ai vu les restes d’une ancienne Église bâtie par Basile le Macédonien et nommée Métamorphose du Christ. Dans le village de l’île, il existe une autre Église ancienne nommée St Jean Baptiste dont on ignore le fondateur. Du temps de P. Gilles, l’Église de la Métamorphose dont je viens de parler était encore debout : C’est là qu’Étienne Calomeri, envoyé en exil à Antigone par Romain Lecapénus, fut contraint d’endosser l’habit religieux. Il y a encore dans cette île un monastère d’une construction plus récente nommé St George le Porte étendard.
Le Patriarche de Constantinople Méthodius et le Roi Etienne, fils de Lecapénus, furent exilés dans cette île. Le premier y fut enfermé dans un tombeau entre deux voleurs (…).
Ile de Proti (Kinali Adassi) (…) Dans cette île au double sommet il y avait anciennement deux monastères dont l’un était situé près du rivage non loin de quelques ruines qu’on découvre encore. C’est là que fut exilé Michel Rangavé après avoir été dépouillé de l’autorité impériale. Il y mourut après avoir embrassé l’état religieux. L’autre, qui était situé sur la partie la plus élevée de l’île, fut construit par Romain Diogène. Outre ces deux monastères sus énoncés, il y en avait un troisième dont il est fait mention dans les œuvres de Zonaras, de Constantin Porphyrogénète etc…
Près de la mer, vers le nord, je remarquai quelques murs souterrains et près de là, vers le midi, d’autres murs circulaires qui semblent avoir formé une tour ronde. Tout autour du nouveau couvent de la Transfiguration, je vis ça et là les débris du couvent bâti par Diogène le Romain, dont j’ai déjà fait mention. Romain fut relegué par son fils Étienne à Proti (le 10 Xbre 944) où il mourut le 15 juin 946.
La partie orientale de l’île est très riante. On y voit une vigne, un champ semé de blé et un jardin planté de courges. Vis-à-vis surgissent avec grâce la montagne de Maltepé et d’autres monts que l’œil parcourt avec une volupté inexprimable. A droite, s’élèvent du sein de ces ondes azurées, les belles îles de Halki, d’Antigone et de Prinkipos. Devant soi, l’on voit s’étendre les plis bleuâtres de la mer de Marmara.